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La mobilisation mondiale n’est pas satisfaisante dans la lutte contre le Vih/sida.
Le secrétaire général des Nations unies a révélé que les objectifs fixés ne sont pas atteints.
Vigilance oblige. Les membres de l’association « Sambatra izay salama » - heureuses sont les personnes en bonne santé- ou Sisal ont tiré la sonnette d’alarme, hier, en rencontrant la presse à l’hôtel Plaza , à analakely.
Ayant participé au sommet mondial 2006 sur le sida qui s’est déroulé à New York, du 31 mai au 2 juin, les membres de la délégation, dirigée par la présidente Maria Raharinarivonirina, reconnaissent l’insuffisance de coordination et de cohésion dans les actions de lutte contre le sida.
Pour Madagascar, le nombre de porteurs du Vih a doublé ces deux dernières années. « Si 29 000 personnes ont été reconnues comme étant infectées en 2003, 49 000 séropositifs sont dénombrés en 2005 » , dont 7 000 nécessitent une prise en charge urgente, précise Maria Raharinarivonirina.
Au niveau mondial, la situation ne favorise pas l’optimisme car le rapport onusien présenté au Sommet mondial 2006, a démontré que les objectifs fixés en 2001 ne sont pas tous atteints.
A cette époque, 189 gouvernements ont reconnu le rôle particulier que les acteurs de la société civile doivent tenir dans la lutte contre cette maladie.
Partenariat oblige
Comme toute organisation de la société civile malgache, Sisal surveille dorénavant la réalisation des engagements faits dans ce combat de longue haleine.
« Il est temps que des dispositions solides soient prises pour favoriser l’accès de tous à la prévention, aux soins et aux mesures d’accompagnement. Ce n’est qu’ainsi que nous atteindrons les objectifs du millénaire », souligne sa présidente.
« Notre association souhaite, d’ailleurs, renforcer le partenariat avec le Comité national de lutte contre le sida (CNLS), les organismes des Nations unies et les acteurs de la société civile pour y arriver », ajoute-t-elle, voulant à tout prix pallier cette insuffisance de cohésion.
Différentes personnes impliquées dans cette action sont venues pour écouter les membres de la délégation. Toutes ont entendu l’appel lancé par l’association Sisal pour la conscientisation nationale.
Fanja Saholiarisoa L'EXPRESS de madagascar le 22 juin 2003 |